Exercices de poussée : 10 mouvements au poids du corps

Les 10 meilleurs exercices de poussée en callisthénie pour pectoraux, épaules et triceps. Poids du corps uniquement, avec progressions pour chaque niveau.

La pompe est l’un des mouvements de poussée les plus accessibles au poids du corps. Elle existe dans de nombreuses traditions d’entraînement, du conditionnement sportif aux pratiques de gymnastique et de lutte. Pour ce guide, l’important n’est pas de lui attribuer une origine unique, mais de comprendre pourquoi elle reste utile : elle permet de charger pectoraux, triceps, épaules et gainage sans matériel spécialisé.

Calatayud et al. (2015, PMID 24983847) ont comparé le développé couché et les pompes à des niveaux d’activité musculaire comparables. Le point utile pour la callisthénie n’est pas que les pompes remplacent toujours une barre lourde, mais qu’une pompe correctement chargée, par l’angle, l’élastique ou une variante plus difficile, peut produire un stimulus sérieux. Schoenfeld et al. (2017, PMID 27433992) rappellent ensuite que le volume hebdomadaire compte pour l’hypertrophie. La programmation doit donc combiner assez de séries utiles avec une récupération suffisante.

Les dix exercices de ce guide représentent le spectre complet de la poussée en callisthénie, de la pompe standard accessible aux exigeantes pompes en équilibre renversé et progressions de planche. La musculature de poussée comprend le grand pectoral (poitrine), les deltoïdes antérieur et médial (épaules), le triceps brachial (arrière du bras) et le dentelé antérieur (côté des côtes). Un programme de poussée complet doit aborder la poussée horizontale (pompes, dips), la poussée verticale (pike et équilibre renversé) et la poussée explosive (pliométriques).

1. Pompes standard

La pompe standard est l’exercice le plus important dans la catégorie de poussée en callisthénie. Il ne s’agit pas simplement d’un exercice pour débutants que les athlètes confirmés dépassent : c’est un schéma moteur qui constitue le fondement de chaque progression de poussée. Calatayud et al. (2015, PMID 24983847) montrent que la comparaison avec le développé couché dépend surtout de la charge relative et du niveau d’effort.

Le schéma de recrutement musculaire est complet. Le grand pectoral sert d’adducteur horizontal principal. Les deltoïdes antérieurs contribuent à la flexion de l’épaule. Les triceps étendent le coude lors du verrouillage. Le dentelé antérieur stabilise les omoplates. Le tronc se contracte isométriquement pour maintenir une ligne stable entre épaules, bassin et chevilles. Cette coordination rend la pompe très utile, surtout quand la technique reste propre sur toute l’amplitude.

Indications d’exécution : Mains légèrement plus larges que les épaules, doigts orientés vers l’avant. Corps rigide des talons au sommet du crâne. Descendez avec contrôle jusqu’à ce que la poitrine approche du sol, ou jusqu’à l’amplitude que vous pouvez tenir sans douleur ni perte de gainage. Poussez jusqu’à l’extension complète des bras. Les coudes restent généralement entre 30 et 60 degrés du torse ; une ouverture excessive peut irriter les épaules chez certains pratiquants.

Erreurs fréquentes : Hanches qui s’affaissent, amplitude raccourcie par fatigue, position de tête en avant et vitesse excessive. Ces erreurs ne rendent pas la répétition inutile, mais elles réduisent la qualité du stimulus et compliquent la progression.

Pour progresser, commencez par trois critères simples : poitrine proche du sol sans perdre le gainage, coudes contrôlés autour de 30 à 60 degrés du buste, et répétitions assez régulières pour que la dernière ressemble encore à la première. Quand vous dépassez facilement 15 à 20 répétitions propres, augmentez la difficulté avec une descente plus lente, une pause basse, des pieds légèrement surélevés ou une variante unilatérale partielle.

2. Dips aux barres parallèles

Les dips constituent la contrepartie verticale des pompes en matière de poussée. Là où les pompes chargent la musculature de poussée dans un plan horizontal, les dips la chargent dans un plan vertical avec le poids du corps suspendu entre les barres. Ce changement augmente fortement la demande sur les triceps et peut accentuer le travail des pectoraux lorsque le buste s’incline légèrement vers l’avant.

L’ACSM (Garber et al., 2011, PMID 21694556) identifie les exercices polyarticulaires comme les plus efficients pour développer l’aptitude musculosquelettique. Les dips engagent les triceps, le bas des pectoraux, le deltoïde antérieur et les stabilisateurs du tronc dans un mouvement intégré. La position basse place l’épaule sous une charge d’étirement significative, ce qui peut contribuer à la croissance musculaire par le mécanisme d’hypertrophie induit par l’étirement.

Indications d’exécution : Saisissez les barres parallèles avec les bras verrouillés. Inclinez le torse de 15 à 20 degrés vers l’avant pour accentuer le travail pectoral ; restez droit pour privilégier les triceps. Descendez jusqu’à ce que le bras soit parallèle au sol. Poussez jusqu’au verrouillage complet. Maintenez les coudes orientés vers l’arrière, sans les ouvrir.

Progressions : Dips sur banc, dips assistés avec bande, dips standard, dips aux anneaux, dips lestés, dips coréens, travail de transition vers le muscle-up.

Ne forcez pas la profondeur si l’avant de l’épaule pince ou si les omoplates partent vers l’avant. Commencez par des dips assistés, gardez une descente contrôlée et arrêtez-vous à une amplitude que vous pouvez répéter sans douleur. Les dips deviennent vraiment productifs quand ils complètent les pompes, pas quand ils remplacent tout le travail horizontal.

3. Pompes diamant

Les pompes diamant (mains rapprochées, pouces et index formant un losange) déplacent une partie du travail vers les triceps. La position étroite réduit la base d’appui et demande plus de contrôle des coudes, ce qui les rend plus exigeantes que les pompes standard à volume équivalent.

Garber et al. (2011, PMID 21694556) recommandent d’utiliser des exercices de résistance qui sollicitent les grands groupes musculaires avec une progression adaptée. Les pompes diamant entrent dans ce cadre seulement si elles restent techniquement contrôlées : mains rapprochées, gainage stable et aucune douleur de poignet ou de coude.

Cette variante augmente également la sollicitation des pectoraux internes et exige un gainage accru en raison de la base d’appui réduite. Pour les pratiquants de callisthénie qui progressent vers les dips, les pompes en équilibre renversé ou les progressions de planche, les pompes diamant développent l’endurance et la force des triceps que les pompes standard seules ne peuvent pas pleinement procurer.

Indications d’exécution : Placez les mains jointes directement sous la poitrine, formant un losange. Descendez jusqu’à ce que la poitrine touche les mains. Poussez jusqu’à l’extension complète. Les coudes restent collés au corps tout au long du mouvement.

Progressions : Pompes diamant inclinées, pompes diamant standard, pompes diamant déclinées, pompes diamant avec tempo lent.

Gardez les mains sous le sternum plutôt que très en avant, et laissez les coudes suivre une trajectoire naturelle. Si les poignets protestent, passez sur des poignées, élargissez légèrement les mains ou utilisez des pompes serrées classiques. L’objectif est de charger les triceps sans transformer la séance en test articulaire.

4. Pompes pike

Les pompes pike sont l’exercice d’épaule principal en callisthénie et la progression indispensable vers les pompes en équilibre renversé. En plaçant le corps en position de V inversé avec les hanches relevées, l’angle de poussée passe d’horizontal (accent pectoral) à quasi vertical (accent deltoïdien). Les deltoïdes antérieur et médial deviennent les moteurs principaux, avec une contribution significative des triceps et du trapèze supérieur.

Westcott (2012, PMID 22777332) a identifié les exercices de résistance ciblant plusieurs groupes musculaires comme ayant le plus grand impact sur le métabolisme de base et l’aptitude fonctionnelle. Les pompes pike recrutent simultanément les deltoïdes, les triceps, le trapèze et le gainage, offrant un exercice d’épaule composé sans aucun matériel.

Indications d’exécution : Démarrez en position de chien tête en bas : mains à la largeur des épaules, hanches relevées, talons vers le sol. Descendez la tête vers le sol entre les mains en fléchissant les coudes. Poussez jusqu’à la position initiale. Plus les pieds sont proches des mains, plus la charge sur les épaules augmente.

Progressions : Pompes pike standard, pompes pike pieds surélevés, pompes pike en déficit, maintien en équilibre renversé contre le mur, pompes en équilibre renversé au mur.

La progression la plus sûre consiste à rapprocher progressivement les pieds des mains avant de les surélever. Une bonne répétition descend la tête entre les mains, pas devant elles, et garde les épaules actives. Si vous sentez surtout les cervicales ou le bas du dos, revenez à une variante plus horizontale.

5. Pompes déclinées

Surélever les pieds pendant les pompes déplace la distribution de charge vers le haut des pectoraux et les deltoïdes antérieurs. Plus l’élévation des pieds est importante, plus le pourcentage du poids corporel transféré aux mains augmente. Les recommandations de l’OMS 2020 (Bull et al., PMID 33239350) préconisent des activités de renforcement musculaire ciblant tous les groupes principaux. Les pompes déclinées mettent davantage l’accent sur le haut des pectoraux, une zone que les pompes standard chargent généralement moins directement.

Indications d’exécution : Placez les pieds sur une surface surélevée stable. Les mains restent au sol à largeur standard. Descendez la poitrine vers le sol en maintenant une ligne corporelle rigide. Poussez jusqu’à l’extension complète. L’angle du torse détermine le recrutement musculaire : une légère élévation cible le haut des pectoraux ; une forte élévation commence à ressembler à une pompe pike et déplace l’accent vers les épaules.

Progressions : Pompes standard, pompes déclinées faible hauteur, pompes déclinées hauteur moyenne, pompes déclinées haute avec tempo contrôlé.

La hauteur doit rester modérée au départ. Si les hanches montent ou si les épaules prennent tout le travail, vous êtes probablement passé d’une pompe déclinée à une variante pike mal contrôlée. Utilisez une marche basse, filmez une série de côté et cherchez une ligne corporelle stable.

6. Pompes pseudo-planche

Les pompes pseudo-planche introduisent l’inclinaison vers l’avant qui caractérise les compétences avancées de callisthénie comme la planche. En faisant pivoter les mains avec les doigts pointant vers l’arrière et en déplaçant les épaules au-delà des mains, l’exercice produit un schéma de charge unique qui sollicite les deltoïdes antérieurs, les biceps (isométriquement) et le dentelé antérieur de manières qu’aucun autre exercice de poussée ne reproduit.

Kotarsky et al. (2018, PMID 29466268) ont souligné que la callisthénie progressive repose sur la manipulation systématique des leviers. Les pompes pseudo-planche incarnent ce principe, constituant le pont entre la poussée fondamentale et le travail de compétences avancées.

Indications d’exécution : Depuis la position de pompe standard, pivotez les mains avec les doigts vers l’arrière. Inclinez les épaules vers l’avant au-delà des mains. Réalisez des pompes depuis cette position inclinée. La souplesse des poignets est déterminante ; commencez avec une inclinaison modeste et augmentez progressivement.

Progressions : Pompes pseudo-planche légère inclinaison, pompes pseudo-planche inclinaison modérée, pompes pseudo-planche inclinaison maximale, progressions de planche groupée.

Cette variante doit rester courte et précise. Deux ou trois séries contrôlées suffisent souvent au début, car les poignets et les épaules reçoivent un angle inhabituel. Si vous perdez l’inclinaison vers l’avant à chaque répétition, travaillez d’abord des maintiens inclinés de 10 à 20 secondes.

7. Pompes en équilibre renversé (contre le mur)

Les pompes en équilibre renversé constituent une progression majeure de poussée verticale en callisthénie. Elles ne remplacent pas toujours le développé militaire à la barre, mais elles offrent une charge exigeante pour les épaules, les triceps et le gainage lorsque le pratiquant contrôle déjà l’équilibre contre le mur. L’ACSM (Garber et al., 2011, PMID 21694556) recommande des exercices sollicitant plusieurs groupes musculaires et qualités neuromotrices ; cette variante répond bien à ce cadre quand elle est dosée prudemment.

Cet exercice développe également un contrôle proprioceptif et une stabilité de l’épaule que les exercices de poussée à plat ne peuvent reproduire. La communauté française de street workout, présente dans de nombreuses villes à travers des associations locales, place les pompes en équilibre renversé parmi les jalons de progression les plus valorisés.

Indications d’exécution : Montez en équilibre renversé contre le mur, mains à la largeur des épaules, à 15-20 cm du mur. Mains à plat, doigts écartés pour l’équilibre. Descendez avec contrôle jusqu’à ce que la tête effleure le sol. Poussez jusqu’à l’extension complète. Maintenez le gainage engagé ; évitez le cambrage lombaire excessif.

Avant de plier les coudes, maîtrisez les montées au mur, les maintiens de 20 à 30 secondes et les descentes partielles. Placez un coussin fin sous la tête si nécessaire, mais ne cherchez pas l’amplitude complète tant que la ligne corporelle se cambre fortement. Les épaules doivent rester actives, pas écrasées.

8. Pompes archer

Les pompes archer constituent une progression unilatérale utile dans la poussée en callisthénie. Un bras réalise la majeure partie du travail tandis que le bras opposé s’étend latéralement avec une assistance variable. Ce profil de charge asymétrique augmente la demande par bras sans poids externe et prépare progressivement les variantes à un bras.

Schoenfeld et al. (2015, PMID 25853914) ont démontré que l’hypertrophie musculaire se produit dans une large gamme de conditions de charge lorsque l’entraînement se rapproche de l’échec. Les pompes archer augmentent efficacement la charge par bras sans poids externe, fournissant un stimulus de surcharge progressive que les pompes standard à hautes répétitions ne peuvent pas égaler.

Indications d’exécution : Adoptez une position de pompe très large. Déplacez le corps vers un bras et descendez, en maintenant le bras de travail à 45 degrés tandis que le bras d’assistance s’étend droit latéralement. Poussez à travers le bras de travail. Alternez les côtés.

La largeur de mains rend l’exercice efficace mais aussi plus risqué si elle est forcée. Commencez avec une amplitude partielle, puis augmentez la profondeur seulement si l’épaule du bras d’appui reste stable. L’assistance de l’autre bras doit guider, pas porter toute la répétition. Régressez dès que la trajectoire se tord.

9. Pompes pliométriques

Les pompes pliométriques développent la puissance de poussée, c’est-à-dire la capacité à produire une force rapidement. Elles sont utiles pour les pratiquants qui contrôlent déjà les pompes strictes et veulent introduire une intention explosive sans ajouter de charge externe.

La demande cardiovasculaire peut aussi augmenter, surtout si les séries sont enchaînées avec peu de repos. Pour les pratiquants s’entraînant à domicile, cette variante peut ajouter de l’intensité, mais elle ne doit pas remplacer les pompes contrôlées qui construisent la base technique.

L’OMS (Bull et al., 2020, PMID 33239350) distingue les activités de renforcement musculaire des activités aérobies, mais une variante explosive peut faire monter rapidement l’intensité perçue. Cela ne la rend pas supérieure aux pompes contrôlées ; cela signifie surtout qu’elle doit être placée avec parcimonie dans la séance.

Indications d’exécution : Depuis la position de pompe standard, descendez avec contrôle. Explosez vers le haut avec une force maximale pour que les mains décollent du sol. Atterrissez avec les coudes légèrement fléchis pour absorber l’impact. Descendez immédiatement dans la répétition suivante.

Consigne de sécurité : Réalisez l’exercice sur une surface avec un minimum d’amortissement (tapis, gazon). Évitez les pompes pliométriques sur béton nu.

Gardez les séries courtes et arrêtez dès que la réception devient lourde. Une pompe pliométrique utile atterrit silencieusement, avec les coudes souples et les épaules placées. Si vous devez cambrer ou écarter brutalement les coudes pour décoller, revenez aux pompes rapides sans décollage.

10. Pompes hindoues

Les pompes hindoues combinent la force de poussée avec la mobilité vertébrale et la souplesse de hanche dans un mouvement fluide issu du conditionnement traditionnel des lutteurs indiens. L’exercice suit un arc : partant du chien tête en bas, plongeant la poitrine vers le sol, passant par une position de cobra basse, puis poussant vers le chien tête en haut.

Ce schéma de mouvement développe la force de poussée à travers une amplitude plus grande que les pompes standard, tout en mobilisant simultanément le rachis thoracique, en étirant les fléchisseurs de hanche et en activant les érecteurs du rachis. Pour les pratiquants de callisthénie qui passent beaucoup de temps en position assise, les pompes hindoues associent travail de poussée et travail de mobilité en un seul mouvement.

Garber et al. (2011, PMID 21694556) incluent la souplesse et la fonction neuromotrice dans une prescription complète, mais cette section reste pratique : utilisez les pompes hindoues pour combiner poussée et mobilité, pas pour remplacer tout le travail de force plus mesurable.

Indications d’exécution : Démarrez en chien tête en bas. Fléchissez les coudes et plongez la tête vers le sol, faisant glisser la poitrine entre les mains. Lorsque la poitrine passe les mains, poussez vers le haut et l’avant en chien tête en haut. Renvoyez les hanches vers l’arrière en chien tête en bas. Le mouvement doit être fluide, non segmenté.

Utilisez cette variante comme mouvement de transition ou de mobilité active plutôt que comme unique exercice de force. Elle fonctionne bien après des pompes classiques, quand les épaules sont chaudes et que vous pouvez garder un rythme fluide. Si le mouvement devient segmenté, réduisez l’amplitude et privilégiez la respiration.

Programmation des exercices de poussée

Un programme de poussée équilibré en callisthénie aborde trois schémas : la poussée horizontale (pompes), la poussée verticale (pike et équilibre renversé) et la poussée explosive (pliométriques). L’ACSM recommande d’entraîner chaque groupe musculaire principal 2 à 3 fois par semaine (Garber et al., 2011, PMID 21694556), et Schoenfeld et al. (2016, PMID 27102172) ont constaté qu’une fréquence d’au moins deux fois par semaine est associée à des résultats hypertrophiques supérieurs.

Séance de poussée type (Intermédiaire) :

  1. Progressions en équilibre renversé : 4 séries de 5-8 répétitions
  2. Pompes standard ou déclinées : 3 séries de 12-15 répétitions
  3. Pompes diamant : 3 séries de 10-12 répétitions
  4. Pompes pliométriques : 3 séries de 6-8 répétitions
  5. Pompes hindoues : 2 séries de 8-10 répétitions

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Avis médical

Ce contenu est fourni à titre éducatif uniquement. Consultez un professionnel de santé avant de débuter tout programme d’exercice, en particulier si vous présentez des troubles de l’épaule, du poignet ou du coude.

Cette séance n’est qu’un modèle. Si les poignets ou les épaules fatiguent vite, retirez les pompes pliométriques et gardez une variante plus contrôlée. Si vous travaillez déjà beaucoup les tractions, placez la séance de poussée à distance d’une grosse séance de tirage pour préserver la qualité technique.

Les variantes de pompes, lorsqu'elles sont suffisamment chargées et exécutées avec contrôle, peuvent fournir un stimulus pertinent pour le grand pectoral et le triceps brachial. Elles constituent une option crédible dans un programme de poussée au poids du corps.
Joaquin Calatayud PhD, Departamento de Educación Física y Deportes, Universidad de Valencia
01

Pompes standard

muscles
Pectoraux, triceps, deltoïde antérieur, dentelé antérieur, gainage
difficulty
Débutant
Avantages :
  • Aucun équipement et progression facile depuis le mur jusqu’aux variantes avancées
  • Très bon exercice de base pour apprendre la poussée horizontale
Inconvénients :
  • Peut devenir trop facile sans progression planifiée
  • Peut gêner les poignets si la mobilité ou l’appui sont insuffisants
Verdict Le mouvement de poussée fondamental : la plupart des progressions commencent ici.
02

Dips aux barres parallèles

muscles
Triceps, bas des pectoraux, deltoïde antérieur
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Forte sollicitation des triceps et des pectoraux inférieurs
  • Transfert utile vers les transitions de muscle-up
Inconvénients :
  • Nécessite des barres parallèles ou deux appuis très stables
  • Demande une progression prudente si les épaules sont sensibles
Verdict Un excellent exercice de poussée verticale, à réserver aux épaules préparées.
03

Pompes diamant

muscles
Triceps, pectoraux, deltoïde antérieur
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Accent clair sur les triceps avec un simple changement de placement des mains
  • Aucun équipement au-delà du sol
Inconvénients :
  • Plus exigeant pour les poignets et les coudes que les pompes standard
  • Difficile sans base solide en pompes
Verdict Une variante efficace pour renforcer les triceps sans matériel.
04

Pompes pike

muscles
Deltoïdes antérieur et médial, triceps, trapèze supérieur
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Développe la poussée verticale avant les pompes en équilibre renversé
  • Difficulté modulable en rapprochant les pieds ou en les surélevant
Inconvénients :
  • Amplitude plus limitée que les pompes en équilibre renversé complètes
  • Demande assez de mobilité des ischio-jambiers et des épaules
Verdict Le meilleur palier intermédiaire vers la poussée verticale avancée.
05

Pompes déclinées

muscles
Haut des pectoraux, deltoïde antérieur, triceps, gainage
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Augmente la difficulté des pompes standard sans matériel spécialisé
  • Met davantage l’accent sur le haut des pectoraux et les épaules
Inconvénients :
  • Nécessite une surface surélevée stable
  • Peut augmenter la charge sur les poignets
Verdict Une progression simple lorsque les pompes standard sont trop faciles.
06

Pompes pseudo-planche

muscles
Deltoïde antérieur, pectoraux, biceps en isométrie, gainage
difficulty
Avancé
Avantages :
  • Prépare l’inclinaison vers l’avant nécessaire aux progressions de planche
  • Renforce la poussée dans une position rarement travaillée par les pompes classiques
Inconvénients :
  • Très exigeant pour les poignets
  • À progresser lentement pour protéger les épaules
Verdict Un pont utile entre les pompes et les compétences avancées de planche.
07

Pompes en équilibre renversé au mur

muscles
Deltoïdes, trapèze supérieur, triceps, gainage
difficulty
Avancé
Avantages :
  • Travaille la poussée verticale avec le poids du corps
  • Développe force, gainage et stabilité scapulaire
Inconvénients :
  • Demande déjà un équilibre renversé contrôlé contre le mur
  • Exige une bonne tolérance des poignets et des épaules
Verdict La référence de poussée verticale avancée en callisthénie.
08

Pompes archer

muscles
Pectoraux, triceps, gainage anti-rotation
difficulty
Avancé
Avantages :
  • Augmente la charge sur un bras sans poids externe
  • Prépare progressivement les pompes à un bras
Inconvénients :
  • Nécessite une grande largeur d’appui et une bonne base en pompes
  • Peut irriter l’épaule si l’amplitude est forcée
Verdict Une progression unilatérale solide avant les pompes à un bras.
09

Pompes pliométriques

muscles
Pectoraux, triceps, deltoïde antérieur
difficulty
Avancé
Avantages :
  • Développe la puissance de poussée
  • Ajoute une composante cardio brève dans une séance de force
Inconvénients :
  • Impact plus élevé sur les poignets à la réception
  • À éviter si les pompes contrôlées ne sont pas solides
Verdict Une option de puissance, pas un exercice de départ.
10

Pompes hindoues

muscles
Pectoraux, deltoïdes, triceps, fléchisseurs de hanche, érecteurs du rachis
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Combine poussée, mobilité thoracique et travail des hanches
  • Mouvement fluide utile en échauffement ou en fin de séance
Inconvénients :
  • Schéma plus complexe à apprendre que les pompes standard
  • Moins spécifique aux pectoraux que les variantes classiques
Verdict Une variante dynamique intéressante quand la technique reste fluide.

Questions Fréquemment Posées

3 questions répondues

01

Combien de pompes faire par séance pour prendre du muscle ?

Un bon point de départ est de faire 3 à 5 séries proches de l'échec technique, 2 à 3 fois par semaine, puis d'ajuster selon la récupération. Schoenfeld et al. (2017, PMID 27433992) soutiennent l'importance du volume hebdomadaire, mais la qualité d'exécution reste prioritaire.

02

Les exercices de poussée suffisent-ils pour tout le haut du corps ?

Non. Ils développent surtout pectoraux, épaules et triceps. Un haut du corps équilibré demande aussi des tractions, des tirages ou des variantes de rowing pour le dos, les biceps et les deltoïdes postérieurs.

03

Faut-il faire des pompes tous les jours ?

Ce n'est pas nécessaire pour progresser. Pour la plupart des pratiquants, 2 à 4 séances de poussée bien programmées par semaine sont plus utiles que des séries quotidiennes sans progression ni récupération.

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