Exercices jambes sans matériel : quads, ischio, mollets

Exercices jambes sans matériel : quads, ischio, mollets. McCurdy a mesuré une EMG de squat, pas un salon. Schoenfeld 2015, c'est la salle.

On tape souvent “exercices jambes sans matériel” en espérant une cuisse qui se dessine toute seule. Le salon n’a pas de presse. Il a un genou qui étend, un genou qui fléchit, une cheville qui pousse. Un programme d’exercices jambes sans matériel charge les quadriceps, les ischio-jambiers et les mollets ; cette page est du coaching, pas un essai de cette liste. Le cadre de population pour le renforcement chez l’adulte apparemment en bonne santé est dans la prise de position ACSM de Garber. Elle ne nomme pas votre parquet, ne classe pas vos cuisses par graisse, et ne vous donne pas le feu vert si le genou proteste déjà en descendant l’escalier.

Le catalogue plus large est dans les groupes musculaires. Les soirs de séance complète, les exercices bas du corps sans matériel assemblent squat, fente, charnière et mollet. Les soirs de fessiers, les exercices fessiers sans matériel isolent l’extension et l’abduction. La fente enseigne un pas. Ici on charge les muscles de la jambe, pas une soirée de hanche. Ces pages ne certifient pas cette liste.

Huit à douze minutes calmes suffisent. Un squat que le genou tient, un curl que le parquet permet, un mollet si la cheville n’est pas déjà cuite par le métro. Quarante squats lancés jusqu’au souffle, ce n’est pas plus de jambes. C’est plus de compensation. Si le créneau est court, gardez squat talons surélevés et curl à la serviette.

Quadriceps, ischio, mollet : ce que les jambes font vraiment

On vend souvent les jambes comme une “zone” à colorier, parfois même un bas de cuisse en tiroir. Ce sont des muscles, des insertions, un travail. Quadriceps pour étendre le genou. Ischio-jambiers pour le fléchir, et pour aider la hanche à s’étendre quand le genou reste plutôt tendu. Mollets pour la flexion plantaire. La graisse qui les recouvre, quand il y en a, ne se choisit pas par un squat.

Le métier des quadriceps, c’est de tendre le genou sous charge. Debout, ça ressemble à un squat. Talons un peu surélevés, le genou avance davantage, la cuisse avant parle plus. Dos au mur, sans bouger, c’est encore eux : un maintien. Une jambe après l’autre, fente ou pistolet, un côté cesse de se cacher. Ce n’est pas un compte d’hypertrophie. C’est une carte. La page fente s’arrête sur le pas. Ici la fente marchée est un item de cuisse, pas le sujet du tutoriel.

Le métier des ischio-jambiers, on le saute. Squats et fentes les font travailler un peu, en voisins. Ils ne fléchissent pas le genou. Pour ça, il faut un curl. Allongé, hanches hautes, talons sur une serviette, on glisse les pieds puis on les ramène. Debout, genou presque tendu, on bascule le buste : charnière. Ce n’est pas le pont des exercices fessiers sans matériel. Là-bas, on étend la hanche allongé pour le grand fessier. Ici, on veut l’arrière de cuisse. Si le bas du dos arrondit pour “aller plus bas”, les ischio-jambiers n’ont plus le dossier.

Le métier des mollets, on le colle le dimanche, ou jamais. Flexion plantaire. Un pied sur une marche, talon dans le vide, on descend, on monte, on s’arrête en haut. Deux pieds sur un parquet plat, souvent trop léger pour sentir autre chose qu’un tic. On le saute parce qu’il ne photographie pas. Puis on s’étonne que la montée d’escalier pique au tendon.

Garber (2011) écrit que le programme d’exercice se modifie selon l’activité habituelle, la fonction, l’état de santé, les réponses à l’effort et les objectifs déclarés. La règle est dans la prise de position de 2011. Raccourcissez la profondeur, passez au mur, retirez le pistolet, ou changez de jour, si le genou, la hanche ou la cheville protestent. Moins profond et propre bat plus profond et compensé.

Les pubs collent une cuisse qui fond sur n’importe quel squat. Cette page ne le fait pas. Le muscle travaille. La graisse au-dessus du genou est de la graisse. Un squat peut charger le quadriceps. Il ne vide pas le tiroir. Personne n’a montré qu’un circuit de salon vide un compartiment local. Gardez les deux phrases séparées.

Étendre le genou, le fléchir, pousser sur l’avant-pied. Dans cet ordre, souvent. Si vous commencez par cinquante squats, il ne reste plus rien pour le curl, et le mollet devient une formalité. Une cuisse déjà cuite ment sur la fente. Autant la garder un peu plus fraîche.

Sur un tapis trop mou, le squat s’enfonce et la profondeur ment. Sur un parquet nu, le curl est honnête, un peu méchant aux talons. Après le métro debout, les mollets arrivent déjà cuits : raccourcissez l’amplitude, ne sautez pas l’item.

Les groupes musculaires tiennent le reste du catalogue. Cette page-ci ne remplace pas une soirée de fessiers, ni un assemblage squat-fente-charnière. Elle refuse de vendre le squat isolé comme un programme de jambes.

Huit exercices jambes sans matériel, classés par muscle

Huit items, parce que ces huit-là couvrent cuisse avant, cuisse arrière et cheville sans que j’aie à inventer un neuvième. Les exercices bas du corps sans matériel empilent une séance : squat, fente, pont, mollet. Ici, on classe par muscle. On n’assemble pas une soirée de schémas. Le pont fessier n’est pas dans la liste. Il a sa page.

Squat talons surélevés d’abord. Deux livres minces, ou une serviette pliée, sous les talons. Pieds à largeur d’épaules, pointes un peu dehors. On descend jusqu’où le genou reste calme. Talons qui ne décollent plus, puisque le calage est déjà là. Poitrine qui ne s’effondre pas. Si le genou rentre, on ouvre un peu l’orteil, ou on remonte. C’est l’item 1 de quadriceps, pas une photo parallèle. Les groupes musculaires n’ont pas besoin que vous inventiez une cale trop haute.

Maintien isométrique au mur ensuite, seulement si la descente part déjà. Dos plat, cuisses vers l’horizontale, ou plus haut si le genou grogne. Pieds sous les genoux, pas en avant comme un ski. On respire. On ne pose pas les mains sur les cuisses. Trente secondes propres battent deux minutes en train de glisser. Ça n’enseigne pas à se relever. C’est un complément.

Fente marchée : un pas, on descend, on pousse, l’autre jambe passe. Le genou avant reste à peu près au-dessus du pied. Si l’équilibre coupe avant la cuisse, un doigt au mur. La fente détaille le pas isolé. Ici on en fait un item de cuisse, pas une collection de variantes. Le pas en arrière de la page bas du corps n’est pas celui-ci. Autre page, autre soir.

Squat pistolet assisté : une jambe, l’autre tendue vers l’avant, une main sur une chaise lourde ou un chambranle. On descend jusqu’à une chaise basse, ou jusqu’où la cheville tient. On remonte sans que le genou s’effondre. Si la chaise glisse, on s’arrête. Ce n’est pas un pistolet de compétition. C’est une jambe qui apprend à porter. Quand le squat à deux pieds est encore dur, on n’y va pas.

Curl ischio à la serviette : allongé, talons sur le tissu, hanches en pont. On glisse les pieds jusqu’à ce que les jambes soient presque tendues, hanches qui restent hautes. On ramène. Lent. Si le bassin tombe, raccourcissez. Sur moquette, ça ne glisse pas : on passe, ou on cherche un carrelage. C’est le métier manquant. Sans lui, la soirée penche vers l’avant de cuisse.

Curl nordique ancré : genoux au tapis, pieds coincés sous un meuble lourd, buste qui descend en ligne. On s’attrape avant de s’étaler. Trop tôt pour presque tout le monde. Une chaise trop légère bascule. Si le meuble bouge, on n’invente pas un rack. Revenez à la serviette.

Mollet unipodal sur marche : un pied, talon dans le vide, l’autre en l’air ou croisé. On descend jusqu’à l’étirement que la marche permet. On monte. Une seconde en haut. Pas de rebond. Un parquet plat coupe le bas. Une marche d’escalier tient, si elle ne glisse pas.

Charnière unipodale jambe tendue : debout sur une jambe, genou presque tendu, buste qui penche, hanche qui recule. Dos long. L’autre jambe part en arrière comme un contrepoids, ou reste légère. On s’arrête dès que le dos arrondit. Ce n’est pas un pont. Les exercices fessiers sans matériel gardent l’extension allongée. Ici, l’arrière de cuisse travaille debout.

Choisissez la version que vous terminez avec genoux et chevilles calmes ; n’allongez le levier que lorsque cette forme se répète. Ce choix est du coaching, informé par la note de l’ACSM d’adapter le programme à la fonction et à l’état de santé (Garber). Personne n’a testé votre chaise. Garber (2011) a écrit pour des adultes apparemment en bonne santé, pas pour un salon avec le genou coincé depuis le bureau.

Les squats bulgares ne sont pas dans les huit. Trop de gens y forcent l’équilibre pour “faire la jambe” alors que cette page n’est pas une séance de schémas. Si vous les aimez déjà, c’est la page bas du corps. Le pont non plus.

Deux séries de squat que vous tenez, un curl que le parquet accepte, un mollet si la cheville n’est pas déjà cuite : voilà une soirée. Vous n’avez pas à croiser les huit le même mardi.

Curl, pistolet, talon : ce que le parquet charge vraiment

Le parquet n’est pas une machine. C’est un plan, s’il ne glisse pas. Beaucoup de salons n’en ont pas un assez lisse pour le curl, et trop lisse pour le pistolet en chaussettes.

Le curl à la serviette demande le glissement. Hanches hautes, talons qui partent, talons qui reviennent. Dès que le bassin s’écrase, le schéma n’est pas là. Raccourcissez. Ne forcez pas l’amplitude “parce que la fiche le dit”. Une course courte et serrée bat une course de photo avec les lombaires au tapis. Les groupes musculaires n’ont pas besoin que vous inventiez un banc de curl dans la cuisine.

Le pistolet assisté, une jambe, une main sur un meuble, est une autre affaire. Le parquet rassure. Il peut aussi vous faire vriller le genou. Si la cheville bloque avant le fond, relevez un peu le talon d’appui, ou asseyez-vous plus haut. Le métier reste : une cuisse qui plie, une cheville qui laisse le genou avancer. Le meuble n’est pas un juge. C’est une rampe. S’il recule, vous avez un meuble en mouvement, pas un exercice.

Le talon surélevé, lui, change l’angle du squat à deux pieds. Un livre sous chaque talon. Le genou avance. Les quadriceps parlent. Après une journée de chaise, les chevilles sont souvent raides : le calage aide, il ne soigne pas. Dix répétitions propres battent trente en train de décoller. Si le genou pince au fond, baissez le calage, ou revenez à plat. Les exercices bas du corps sans matériel parlent de squat comme item de séance. Ici le talon est un outil de cuisse.

Schoenfeld (2015) a comparé charge élevée et charge faible chez 18 hommes déjà entraînés, avec des exercices de musculation en salle, squat arrière chargé compris ; ce n’est pas une recette d’hypertrophie pour un salon sans charge. Le compte rendu a tenu huit semaines, sept exercices de salle, trois fois par semaine, jusqu’à l’échec. Lisez ça pour ce que c’est : charge haute contre charge basse, hommes déjà entraînés, salle. Ce n’est pas votre squat de parquet. Ce n’est pas un curl à la serviette. Ce n’est pas une EMG de salon. On ne lui fait pas dire le contraire.

Si après deux semaines de squats l’avant de cuisse est un peu moins naïf et l’arrière toujours spectateur, ce n’est pas un plateau mystérieux. C’est le schéma. Ajoutez le curl. N’ajoutez pas vingt squats “pour compenser”.

En voyage, le tapis de l’hôtel suffit pour le squat et le maintien au mur, s’il ne glisse pas. Un curl sur moquette, on passe. Squat, fente marchée, on rentre. Le métier tient sans le meuble.

Le curl ne remplace pas le squat. Le pistolet ne remplace pas le squat à deux pieds. Un parquet ciré, une moquette d’hôtel, un carrelage de cuisine : trois sols différents, même si le nom reste. Notez lequel. La semaine suivante, reproduisez avant d’essayer le pistolet “parce que ça a l’air de jambes”.

La fente reste le tutoriel du pas. Cette section dit seulement ce que le sol tient quand on en fait une soirée de muscles, pas une répétition isolée. Si le genou chauffe avant la cuisse, le parquet n’est pas coupable. La profondeur l’est.

McCurdy a mesuré une EMG, pas un squat de salon

Les fiches de jambes collent souvent McCurdy, Schoenfeld et Westcott au squat du salon. Les papiers parlent d’autre chose.

McCurdy (2010) a comparé, chez 11 athlètes féminines universitaires, le squat à deux jambes et un squat unipodal modifié, à la même intensité relative ; l’EMG du moyen fessier et des ischio-jambiers était plus élevée en unipodal, l’EMG des quadriceps plus élevée à deux jambes, et ce n’est pas une EMG de parquet. Le texte de 2010 dit ça. Onze sportives, plusieurs sports collectifs et d’athlétisme. Trois répétitions parallèles à 85 % de leur maximum sur trois répétitions, sur chaque exercice. Moyenne et pic d’EMG, moyen fessier, ischio-jambiers, quadriceps, plus le rapport quadriceps sur ischio-jambiers. Il ne pèse pas la charge par jambe. Il ne dit pas qu’un squat de salon égale 85 % d’un maximum de trois répétitions. Il ne dit pas qu’on a collé des électrodes sur votre parquet. Il dit que, à intensité relative comparable, le squat unipodal modifié a plus activé moyen fessier et ischio-jambiers, et que le squat à deux jambes a plus activé les quadriceps. Pas besoin d’inventer une physique de salon.

Charge relative. Athlètes déjà entraînées. EMG de labo. McCurdy a tenu une séance d’électrodes, pas un protocole de huit semaines sur tapis. Pas votre oncle, pas cette liste de huit, pas une EMG de curl à la serviette.

On attribue parfois à McCurdy une “preuve” que le squat unipodal pèse, par jambe, ce que le squat à deux pieds ne pèse pas. Le papier n’a pas pesé ça. Il a comparé des schémas d’activation à la même intensité relative. Recopier un ratio de physique sur un squat de salon, c’est inventer une mesure. Cette page ne le fait pas. Les exercices bas du corps sans matériel s’en servent autrement, pour une séance. Ici on s’en sert pour dire ce qu’il n’a pas mesuré : votre soirée de quads.

Westcott (2012) a résumé des effets de santé de l’entraînement en force dans une revue ; cet article n’a pas testé cette liste d’exercices jambes sans matériel. Le résumé parle de masse maigre, d’os, de chutes, quand on parle de renforcement. Utile comme toile de fond. Ça ne démontre pas que ce squat de parquet reproduise ces résultats. Lire cette revue comme une garantie de “jambes santé à vie sans charge” est une lecture que le texte n’autorise pas.

McCurdy : EMG de squat chargé, 11 athlètes, pas votre salon. Westcott : revue de santé, pas ces huit noms. Schoenfeld 2015, on l’a déjà collé au talon pour dire ce qu’il n’est pas. On le recolle ici pour le bord : salle, charges, hommes déjà entraînés. Le parquet n’est dans aucun des trois.

Le pistolet n’est pas “scientifiquement le squat de McCurdy”. McCurdy n’a pas écrit ça. Westcott n’a pas isolé le vaste médial. Schoenfeld n’a pas vu votre serviette.

Schoenfeld, Garber, Bull : le salon n’est pas dans les papiers

Trois textes reviennent dès qu’on parle de jambes à la maison. On les cite souvent trop vite. Autant les coller au bon objet.

Schoenfeld 2015, on l’a déjà dit : 18 hommes déjà entraînés, salle, squat arrière chargé compris, huit semaines, trois fois par semaine, jusqu’à l’échec. Charge haute contre charge basse. Ce n’est pas un squat de parquet. Ce n’est pas un tempo magique pour des squats sans charge. Le compte rendu reste au labo. On ne lui fait pas dire le contraire.

Schoenfeld (2016) a conclu, sur des essais de musculation à volume équivalent, que deux fois par semaine par groupe produisait plus d’hypertrophie qu’une fois ; ce n’est pas une ordonnance de curls de parquet. La méta-analyse a lu des essais de musculation en salle, exercices dynamiques traditionnels. Ce n’est pas un protocole de squat talons surélevés, de curl à la serviette et de mollet sur marche. Ce n’est pas non plus une loi de “deux soirs de jambes et les trois muscles poussent”. Lisez la fréquence comme une littérature de salle, volume tenu à peu près égal. Votre tapis n’est pas dans le tableau.

Garber (2011) recommande, pour la plupart des adultes, des exercices de renforcement de chaque grand groupe musculaire 2 à 3 jours par semaine ; ce n’est pas un protocole d’exercices jambes sans matériel. La fréquence est dans la prise de position de 2011. Deux ou trois jours, c’est une fourchette de population. Ce n’est pas un ordre de squats tous les matins, et ce n’est pas un ordre de collectionner les huit noms en une séance.

Une séance utile est plus petite que la liste. Un item de quadriceps, un item d’ischio-jambiers, un item de mollet. Exemple, éditorial seulement : squat talons surélevés, curl à la serviette, mollet unipodal, fente marchée. Le pistolet peut remplacer une série de squat quand la cheville tient encore. Le nordique peut suivre, pas remplacer le curl. Le maintien au mur est optionnel. Il ne justifie pas de sauter l’arrière de cuisse.

Deux séances calmes, avec un jour entre les deux, c’est un départ prudent. Une troisième, seulement si le squat du lendemain ressemble encore au précédent. Si le genou chauffe en descendant l’escalier le mercredi, le mardi était trop, ou trop profond, ou trop vite. Baissez. Garber dit d’adapter. Lisez-le jusqu’au bout.

Reposez-vous assez pour que la série suivante ressemble à la première. Notez la version : talons calés ou non, curl hanches hautes ou bassin qui tombe, mollet jusqu’en bas ou rebond, pistolet à quelle hauteur de chaise. La semaine d’après, reproduisez avant d’essayer de battre.

Après un squat déjà brouillon, enchaîner encore un pistolet “pour finir” n’ajoute rien. Ça ajoute de la compensation. Si vous voulez clore, un mollet que vous tenez encore. Gardez les répétitions qui ressemblent à la première. Jetez les autres.

Les jours où le genou refuse le pistolet, le squat à deux pieds et le curl restent. Les jours de cheville grognonne, le maintien au mur et la charnière, sans marche. Les jours de fessiers, la page fessiers montre le pont que cette page n’enseigne pas. Ne triplez pas la dose de squat le soir-même. Si l’objectif du jour est le curl, mettez-le tôt, pas après une pile de squats.

Bull (2020) inscrit le renforcement des grands groupes au moins 2 jours par semaine chez l’adulte ; ce plancher de l’OMS n’est pas un circuit de huit mouvements. Les orientations 2020 disent aussi 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’intensité vigoureuse. La fiche de Bull reste au-dessus de n’importe quelle soirée de squats. Une séance peut contribuer. Elle ne clôt pas la semaine toute seule.

Westcott n’écrit pas votre calendrier. McCurdy non plus. Garber donne une fourchette. Votre genou donne le reste. Le genou qui pince en flexion profonde n’est pas “un squat plus bas”. C’est un arrêt.

Après une soirée d’exercices jambes sans matériel

Les orientations d’activité physique pour les Américains indiquent que les adultes ont besoin d’au moins 150 à 300 minutes hebdomadaires d’activité aérobie d’intensité modérée, plus un renforcement musculaire au moins 2 jours. Ce plancher est sur la page en vigueur des orientations. Cette liste est un menu pour la part “jambes” du renforcement. Elle n’est pas un plan de semaine, et ce n’est pas un feu vert médical. Ce sont des orientations de population des États-Unis, pas une ordonnance française.

Ne transférez pas une EMG de squat chargé chez 11 athlètes, une comparaison de charges en salle, une méta-analyse de fréquence, ou une revue de santé, sur cette liste de salon. McCurdy a testé un squat unipodal modifié contre un squat à deux jambes, à 85 % du 3 RM, sans parquet. Schoenfeld 2015 a comparé des charges en salle chez 18 hommes déjà entraînés. Schoenfeld 2016 a lu des essais de musculation. Westcott a résumé du renforcement en général. Personne n’a vu votre serviette.

Genou, cheville, bas du dos : trois arrêts. Un sol dur, une moquette d’hôtel, un carrelage de cuisine, ce sont trois séances, même si les noms restent. Une tendinopathie déjà allumée, une chirurgie de genou dont un clinicien a déjà limité la flexion : ce n’est pas “un pistolet plus bas”.

Arrêtez pour une douleur articulaire vive, un vertige, une douleur thoracique, un essoufflement inhabituel. Une brûlure de cuisse n’est pas une pincée dans le pli du genou. Un clinicien devrait voir un genou qui persiste avant que vous chargiez pistolet et nordique.

Personne ne promet de “cuisses fermes en 4 semaines”. Schoenfeld n’a pas écrit ça. Le muscle travaille. La graisse, si elle bouge, bouge avec le reste de la semaine. Pas de gramme de protéines ici, pas d’horloge pour des cuisses dessinées.

Cette séquence ne répare pas une douleur de genou, une tendinopathie d’Achille, ni une hanche qui pince en descendant l’escalier. Garber dit d’adapter : moins de répétitions, squat moins profond.

Choisissez deux ou trois items que vous pouvez répéter quatre semaines. Un squat talons surélevés, un curl à la serviette, un mollet couvrent plus qu’un tour des huit noms. Ajoutez le pistolet seulement quand le squat de base est ennuyeux et que le genou est calme.

Le catalogue reste dans les groupes musculaires. Si les jambes ont besoin d’un squat, d’une fente et d’un pont que cette page n’assemble pas, les exercices bas du corps sans matériel tiennent. Si la hanche a besoin d’un pont et d’un hydrant que le curl ne remplace pas, allez aux exercices fessiers sans matériel. Empiler les trois pages le même dimanche, c’est trop pour un genou. La fente reste le tutoriel du pas.

Genou qui pince : arrêtez plus haut, ou deux pieds. Bassin qui tombe au curl : raccourcissez, ou revenez hanches plus hautes. Mollet qui ne parle pas : marche plus tôt, pas vingt squats de plus.

Deux jours avec ce bloc, c’est assez si vous marchez déjà le reste de la semaine. Garber parle de jours de renforcement des grands groupes, pas d’un calendrier de pistolets. McCurdy parle de 11 athlètes et d’une EMG.

S’il y a une douleur aiguë de genou, une chirurgie récente, une douleur thoracique, un vertige, ou un clinicien qui a déjà limité la flexion, on arrête. Ça ne se “règle” pas en calant les talons. Garber note que ceux qui n’atteignent pas les cibles peuvent quand même tirer un bénéfice d’un volume moindre (prise de position). Ce texte ne tient pas lieu de cette conversation.

La séance qui se répète, genoux encore calmes à la dernière répétition, pèse plus qu’un pistolet coincé contre le frigo.

Avertissement médical

Le squat, le pistolet et le curl nordique chargent genoux, hanches et parfois les chevilles. Qui a une tendinopathie, une chirurgie récente, une douleur articulaire, ou un clinicien qui a déjà limité la flexion devrait parler à ce clinicien avant d’utiliser cette liste. Un squat moins profond et une amplitude plus courte réduisent la demande. Arrêtez tout de suite s’il y a une douleur articulaire aiguë, un vertige, une douleur thoracique ou un essoufflement inhabituel.

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Le programme d'exercice doit se modifier selon l'activité habituelle, la fonction physique, l'état de santé, les réponses à l'effort et les objectifs déclarés. La plupart des adultes ont aussi besoin d'exercices de renforcement pour chaque grand groupe musculaire, 2 à 3 jours par semaine.
Garber PhD, FACSM, auteure principale de la prise de position ACSM sur la prescription d'exercice
01

Squat talons surélevés

muscles
Quadriceps, grand fessier, mollets
difficulty
Débutant
Avantages :
  • Les talons un peu hauts laissent le genou avancer
  • On sent plus la cuisse avant que le bas du dos
Inconvénients :
  • Un livre trop haut, le genou proteste
  • Ce n'est pas un squat de salle chargé
Verdict Le premier item de quadriceps. Pas toute la séance.
02

Maintien isométrique au mur

muscles
Quadriceps
difficulty
Débutant
Avantages :
  • Genoux calmes, dos au mur, on compte le temps
  • Utile quand la descente du squat part déjà
Inconvénients :
  • Ça n'enseigne pas à se relever
  • Trois minutes molles, ce n’est pas plus de cuisse
Verdict Un complément. Pas un remplaçant du squat.
03

Fente marchée

muscles
Quadriceps, ischio-jambiers, moyen fessier
difficulty
Débutant
Avantages :
  • Une jambe après l’autre, le déséquilibre se voit
  • Le pas en avant change le métier du squat à deux pieds
Inconvénients :
  • L'équilibre coupe la série avant la cuisse
  • Le genou avant aime partir en dedans
Verdict Le métier unilatéral de base. Mur autorisé.
04

Squat pistolet assisté

muscles
Quadriceps, grand fessier, cheville
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Une jambe porte, l’autre ne triche plus
  • Une chaise ou un chambranle rendent le fond tenable
Inconvénients :
  • Il faut une dorsiflexion que beaucoup n’ont pas
  • Le bas du dos se casse si on force le fond
Verdict Quand le squat à deux pieds est devenu ennuyeux, pas avant.
05

Curl ischio à la serviette

muscles
Ischio-jambiers, grand fessier
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Le métier que le squat refuse : fléchir le genou
  • Un parquet lisse et une serviette suffisent
Inconvénients :
  • Sur moquette, ça ne glisse pas
  • Les lombaires volent si le bassin tombe
Verdict Le curl du salon. Lent. Hanche haute.
06

Curl nordique ancré

muscles
Ischio-jambiers
difficulty
Avancé
Avantages :
  • Excentrique long, genoux au tapis
  • On s’arrête plus haut si la descente part
Inconvénients :
  • Il faut un meuble qui ne bascule pas
  • Trop tôt, les ischio-jambiers le rappellent le lendemain
Verdict Un plafond, pas une entrée. Chaise lourde, ou on passe.
07

Mollet unipodal sur marche

muscles
Gastrocnémien, soléaire
difficulty
Débutant
Avantages :
  • Tout le corps sur un pied, talon dans le vide
  • L'amplitude basse compte plus que le nombre
Inconvénients :
  • Un parquet plat coupe le métier
  • On triche avec un rebond
Verdict Le métier de la cheville. Lent, jusqu'en bas.
08

Charnière unipodale jambe tendue

muscles
Ischio-jambiers, grand fessier
difficulty
Intermédiaire
Avantages :
  • Extension de hanche debout, genou presque tendu
  • Complète le curl, qui fléchit
Inconvénients :
  • Le bas du dos aime arrondir pour aller plus bas
  • Ce n'est pas un pont fessier allongé
Verdict La hanche des ischio-jambiers. Dos long, pas rond.

Questions Fréquemment Posées

5 questions répondues

01

À quelle fréquence faut-il faire des exercices jambes sans matériel ?

Garber recommande le renforcement des grands groupes 2 à 3 jours par semaine. Ce n'est pas une loi de quads. Deux séances courtes avec un jour entre les deux, c'est un départ prudent. Ajoutez une troisième seulement si le squat du lendemain ressemble encore au précédent.

02

Les exercices jambes sans matériel font-ils partir la graisse des cuisses ?

Non. Personne n'a montré qu'un circuit de salon vide un tiroir de graisse sur la cuisse. Le muscle travaille. La graisse, si elle bouge, bouge avec le reste de la semaine. Ce n'est pas une réduction localisée.

03

Quelle est la différence entre quadriceps, ischio-jambiers et mollets ?

Les quadriceps étendent le genou. Les ischio-jambiers le fléchissent, et aident aussi à étendre la hanche. Les mollets poussent sur l'avant-pied. Trois muscles, trois métiers. Un squat isolé n'entraîne pas le curl.

04

Un squat au poids du corps suffit-il comme séance d'exercices jambes sans matériel ?

Non. Le squat charge surtout les quadriceps. Sans curl, la flexion du genou reste spectatrice. Sans mollet, la cheville ne pousse pas. La page bas du corps assemble une soirée. Ici on charge les muscles de la jambe.

05

Faut-il une chaise pour les exercices jambes sans matériel ?

Non. Une chaise stable aide un pistolet assisté, si elle ne glisse pas. Beaucoup de chaises de salon basculent. Le squat talons surélevés et le curl à la serviette tiennent sans meuble. Si la chaise part, on n'invente pas un rack.

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